Qui l'aurait prédit ? Il y a quelques années, les deux Dave ne communiquaient que par avocats interposés. Puis Mustaine a réalisé qu'Ellefson se devait d'être présent pour célébrer sur scène le 20e anniversaire de la pierre angulaire de la discographie de Megadeth : Rust in Peace. Chargé comme une ceinture à balles vintage, cet album est loin d'être rouillé. 1990-2010 : certains de ses tubes thrash sont enfin joués sur scène. Classic !
Le public italien a bien mesuré l'enjeu. L'Alcatraz des quartiers nord de Milan est sold out. Le club est vaste et les promoteurs ont l'intelligence de ne pas blinder vénalement la salle ce qui offre des conditions humaines au show. Et les humains italiens vont se faire entendre. Ils sont du genre participatifs entonnant même, à gorges déployées, les riffs de guitare. Cette tournée a un double objectif : remonter le temps de deux décennies, backdrop à l'appui et intro "Shut up...Be Happy" et aussi promouvoir le dernier (très bon) album Endgame. Megadeth débarque donc sur l'intro de celui-ci Dialectic Chaos qui aurait pu être suivi du titre qui lui emboite le pas sur album This Day We Fight. Eh bien non, c'est bien la bataille mais avec Wake Up Dead !!! HeadCrusher écrase ensuite tout, ce qui fut le seul autre morceau d'Endgame interprété. Pour faire monter la température avant Rust in Peace, In My Darkest Hour nous achève déjà, alors que les choses sérieuses n'ont même pas encore commencé.Ces dernières années, Holy Wars concluait les concerts. Mais cette fois-ci, quand le riff retentit, on sait que ce n'est que le début d'un rêve éveillé : "Holy Wars...the Punishment Due", "Hangar 18","Take no Prisonners", "Five Magics" (!!!!), "Poison was the Cure", "Lucretia" (!!!!!), "Tornado of Souls", "Dawn Patrol", "Rust in Peace...Polaris"(!!!!) L'interprétation est très très fidèle à l'album studio ce qui n'est pas un mince exploit pour Drover (qui ajoute de la double) et Broderick (le solo de Tornado !!!). Et Ellefson dans tout ça ? Le constat est simple : le groupe ne sonne pas de la même façon avec ou sans lui. Il imprime sa marque de fabrique autant dans la tenue de la rythmique, les backing vocals et le tapping de Take No Prisonners. Vivre l'interprétation d'un album d'un bout à l'autre est une expérience particulière. Pas d'effet de surprise, pas de subite montée d'adrénaline. Juste le sentiment d'être le témoin d'une démonstration implacable, de se pincer pour y croire et de reprendre des chorus inédits :"I master five magics", "The warheads will all rust in peace". Cet album est en effet parfait pour l'exercice : il alterne classiques ultimes qui n'ont jamais quitté la set list, des refrains bâtis pour le live ("but now I'm safe in the eye of tornado"), des parenthèses basse en avant (Dawn Patrol) encadrant des titres inespérés en live (Rust in Peace...Polaris). Comment en remettre une couche après un tel bombardement ? En jouant les tubes absolus que sont Trust (avec le pont avant le solo exceptionnellement joué à la basse), Sweatin' Bullets (bien dansant), A Tout Le Monde (le refrain repris par le public italien fait (un peu) oublier tous les pénaltys de Trezeguet sur la barre transversale), Symphony of Destruction ("Megadeth Aguante Megadeth"). Dave Ellefson jouant le riff de basse de Peace Sells en rappel .... Dave Mustaine faisant le show en reprenant le final de Holy Wars avec une courte rythmique inédite....Mustaine joue à près de 50 balais presque plus vite qu'il le faisait à 30....Irrésistible....La liste est longue au crédit de ces musiciens extra terrestres !
Le 8 novembre 2007, Aaron se révélait sur la scène d'Allonnes. Jouissant d'une bonne réputation grâce au travail d'Olivier au sein de Mass Hysteria et leur tube Lili dans le non moins magnifique film Je vais bien ne t'en fais pas , il fallait défendre leur premier album en live. Et ils passèrent le cap avec brio : de vrais bons morceaux, une bonne maitrise technique (éclatante sur leur reprise de Bjork) et une grande joie de vivre témoignée surtout par Simon Buret. Trois plus tard, le groupe vient de sortir son deuxième album Birds in the Storm et a une folle envie de confirmer. Pour cela, Aaron muscle son jeu avec un vrai duo basse-batterie qui envoie, une choriste également aux guitares et claviers pour épauler le duo de choc et ainsi recréer les arrangements du nouvel album qui sera omniprésent dans la set-list du soir. Le concert commence calmement (avant la tempête ?) sur Rise tout en ombre et lumière ("I should be dancing dancing dance and fall between your...
Dave Stuart travaillait jusqu'en 2009 dans une banque de la City. Tous les midis, pour respirer, il venait photographier les œuvres de street art un peu partout dans Shoreditch. Depuis cette date, il a quitté ce "proper job" pour "vivre" de sa passion. Il mène le London Shoreditch Street Art Tour (réservation ici ). Il publie ses clichés ici ou là , en plus de ses comptes Flickr et Instagram. Chaque participant reçoit, le soir même, un mail fleuve (du jamais vu) regroupant moult liens sur les artistes dont on a admiré le travail pendant la longue marche du matin. Si certains pensent que ces ballades sont un autre moyen de ponctionner le touriste qui se veut branché, c'est surtout l'occasion rêvée de ne rien rater d'un art qui nous passionne et de rencontrer des figures de la scène comme Dave à Londres ou Sany à Prague. Ce chemin est 100% différent de celui suivi en 2014 (article de Band Meeting ici ) avec un guide de la galerie Howard Griffin. Si ...
Katell Quillévéré adapte au cinéma le roman à succès de Maylis de Kerangal. Nous avons projeté dans notre imaginaire les personnages qui parcourent l'histoire d'une transplantation cardiaque. Le lecteur se fait sa représentation de Simon Limbres, victime d'un accident de voiture qui le conduit en mort cérébrale. De ses parents, Marianne et Sean. De sa petite amie Juliette. De l'ensemble du personnel hospitalier, au Havre et à Paris. Du receveur, Claire Méjean et ses proches. Katell Quillévéré a fait des des coupes dans les pages du livre tout en gardant le cœur de celui-ci. Le début du film respecte totalement l'esprit de l'écriture de Maylis de Kerangal. Simon est dans un couloir qui mène à la mort. Il dévale, de la ville haute jusqu'à rejoindre ses amis surfeurs et puis l'estuaire. Maylis compare la vague qui entoure Simon à une pâte basaltique. Katell réussit parfaitement à filmer cette expérience cathartique. Le surf n'a peut-être jamais été aus...
Dantesque. Un véritable "best of thrash" :)
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