Museos

Madrid est une ville de musées. Pour certaines heures, de fin de journée, l'entrée est gratuite et en général, le ticket n'est pas si cher. Avant de revenir plus longuement sur le meilleur d'entre eux, celui de la Reine Sofia, attardons nous sur l'offre culturelle très riche de la capitale. Dans le Paseo del Arte, nous retrouvons le célèbre Prado. Goya est au cœur de ce musée. Bien sûr, le prof d'histoire se précipite sur Dos de Mayo et Tres de Mayo, incarnant la révolte espagnole en 1808 face à l'occupant napoléonien puis la répression qu'elle a subie.
 

D'un point de vue artistique, la salle la plus intéressante est celle des Pinturas Negras de Goya. Ce parfum d'apocalypse a sûrement du inspirer plus d'une pochette de death metal. 

Dans la même ambiance, on s'attache aux détails du tableau de Brueghel l'ancien El Triumfo de la Muerte.

On retrouve des caractéristiques de l'art de la Renaissance. Le tableau ci dessous de Robert Campin reprend le miroir convexe du tableau de Van Eyck sur les époux Arnolfini. Dürer incarne l'artiste en se représentant tout comme Velasquez se glissant dans la scène de Las Meninas, un grand classique du Prado. 



Si Velasquez (Reddition de Breda) et Zurbaran (Défense de Cadix) célèbrent l'histoire espagnole, on restera bluffé par le réalisme du tableau d'Antonio Gisbert (le premier directeur du Prado en 1868) : Fusilamento de Torrijos. José Maria de Torrijos fut exécuté sur la plage de Malaga en 1831 après un coup d'état raté contre le pouvoir absolu de Fernando VII.


Face au Prado, le musée Thyssen a quand même du mal à rivaliser. Ce n'est pas forcément judicieux de terminer par celui-ci. On retiendra le portrait d'Henry VIII d'Holbein, les vues de Venise de Canaletto, quelques tableaux de Max Ernst et peut-être mon préféré de ce musée : Manana de Pascua de Friedrich.


Aux quatre coins de Madrid, on retrouve également des fondations d'art à l'entrée gratuite ou pas très chère. La fondation Mapfre proposait une exposition du photographe Lewis Hine, célèbre pour avoir pris des clichés magnifiques des ouvriers funambules (appelés "skyboys") œuvrant sur le chantier de l'Empire State Building. 


Enfin, la fondation Art Canal présentait une très riche exposition sur Léonard de Vinci. On y retrouvait des reproductions des nombreuses machines hydrauliques, aériennes et très souvent de guerre inventées par ce génie aussi de l'ingénierie militaire. Le visiteur (grâce à l'audio guide en anglais car tous les cartels étaient en espagnols) pouvait comprendre, nombreux documents à l'appui, les secrets de ses chefs d’œuvres : La Joconde, La Cène ou L'homme de Vitruve.


Commentaires

  1. Des bons chefs d'oeuvres ,ca donne bien envie d'y retourner faire un tour

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Aaron - La Carrière - Saint Herblain - 29/10/2010

Shoreditch Street Art - December 2016